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Piet Mondrian

1872, Amersfoort (Pays-Bas) – 1944, New York (Etats-Unis)

Plusieurs noms sont en compétition pour l’invention de l’abstraction : l’un des grands bouleversements de l’art au XXe siècle. Dans ce combat mené par les historiens de l’art, c’est souvent le hollandais Piet Mondrian qui sort gagnant.
Non seulement il est l’inventeur de la peinture abstraite mais il la pratique avec une rigueur sans faille durant toute sa fructueuse carrière.

– 1892 à 1895 : Piet Mondrian est étudiant à l’Académie des beaux-arts d’Amsterdam où il commence par peindre des paysages académiques. Il découvre ensuite Jan Toorop, personnage central du symbolisme hollandais, Jan Sluyters avec son emploi arbitraire de la couleur, Van Dongen et son intense fauvisme. Il s’intéresse aux mathématiques et à la géométrie.

– 1909 : il devient membre de la société théosophique qui croit à un ordre cosmique au-delà des apparences et du visible. Piet Mondrian s’oriente ensuite vers une peinture plus spirituelle et universelle et une abstraction croissante.

– 1912 : il s’installe à Paris et se rapproche du cubisme analytique de Braque, Cézanne et Picasso dont il ne retient cependant pas l’expression des volumes, préférant dans ses toiles la planéité en adoptant un point de vue frontal. La simplification des formes des paysages et la représentation épurée des arbres, l’amènent naturellement à un usage exclusif de lignes – qui ne représentent plus le réel à partir de 1913 – qui atteint sa maturité dès 1917. Composition avec lignes noires est le point d’aboutissement de cette quête.
Il poursuit ensuite ses recherches sur le néoplasticisme, intègre dans ses compositions la notion de rythme après sa découverte du jazz, limite puis accentue le rôle de la couleur.

– 1940 : il s’installe à New York. Les couleurs, toujours primaires, ne sont plus cantonnées à des surfaces cloisonnées par des lignes noires mais forment désormais elles-mêmes la grille qui acquiert ainsi une nouvelle dynamique, le fond de la toile étant laissé blanc.

Mondrian est guidé par des règles inédites qui inspirent encore près d’un siècle plus tard. À sa mort, il laisse inachevé Victory Boogie Woogie. Son œuvre est aujourd’hui présente dans les collections d’art les plus prestigieuses.